Partagez | 
 

 (2018/09/29) I don't wanna miss you, like the other girls do (w/ Maggie)

Aller en bas 
Gabrielle Grayson


Gabrielle Grayson
problem solver
http://alltoowell.forumactif.com/t125-gaby-time-to-break-up-with

messages : 231
points : 184
multinicks : grace, ashley, hannah et nick
avatar : taylor swift
crédits : av@dublín, gif@tomshiddleston, lyrics@little mix

occupation : journalist for refinery29 uk, blogger on the side, living the life (and writing about it for a book)
mood : what the fuck is wrong with people???
lives in : a two story house in clapham with jaya and jezabel
relationship status : single and ready to mingle, casually doing her thing on tinder and hooking up with friends


→ CONNECT WITH ME
disponibilités de rp: ●●●○○ (the book bash, maggie, jaya/amara, you?)
préférences de rp: fr/en
aperçu de ma vie sociale:
MessageSujet: (2018/09/29) I don't wanna miss you, like the other girls do (w/ Maggie)   Ven 12 Oct - 6:50

Fun fact, écouter sa mère chanter ses louanges devant la plupart de ses ami·e·s n'était pas aussi embarrassant qu'on pouvait se le figurer, pas plus qu'il n'était gênant d'entendre son père répéter à qui voulait bien lui accorder une oreille attentive que la maison ferait un excellent Pokéstop. À la réflexion, Gabrielle avait sans doute bu suffisamment pour être en mesure de dépasser la tendre honte que pouvaient parfois lui inspirer ses parents. Sans doute, oui. Son sourire ne l'avait pas quittée de la soirée, son verre de vin non plus d'ailleurs, un verre de vin qui n'en finissait pas de se remplir. Un verre de vin qui avait fini par colorer ses joues. Par délier sa langue aussi ─ elle ne se souvenait pas d'avoir tant dit et redit combien elle était ravie de voir ce bouquin sortir, combien elle était reconnaissante aux un·e·s et aux autres d'avoir pris le temps de venir. Par lui donner envie de prendre l'air surtout ─ s'éloigner un peu, loin du bruit, de ses frères et sœurs heureux, épanouis, de ses amis et de leur fierté, leurs conversations bruyantes et leurs sourires contagieux. Comme souvent ─ chaque soirée, vraiment, et chaque repas de famille et, de manière globale, tout événement qui requérait sa présence et un minimum d'investissement ─ Gabrielle avait besoin d'un moment à elle, d'un instant de silence, loin du tumulte des invité·e·s. Évidemment, elle avait d'abord fait un crochet par la cuisine pour remplir, une fois de plus ─ une fois de trop, peut-être ─ son verre et, après une seconde d'hésitation, s'était emparée des cigarettes cachées depuis des mois dans un paquet de Yorkshire vide. C'était sa soirée après tout et si elle avait envie de se laisser à cinq minutes de vice, elle n'allait certainement pas s'en priver.

La porte d'entrée s'était refermée doucement sur elle, ses cigarettes, son verre de vin et son extravagant châle, enroulé autour de ses épaules pour affronter la nuit fraîche de ce début d'automne pluvieux. La rue, sous ses yeux, était paisible, insensible au tumulte qui agitait la maison derrière elle. Un vague sourire aux lèvres, Gabrielle prit place sur les marches du perron avec un frisson. Elle savait très bien que ce genre de comportements pouvait facilement passer pour un manque flagrant d'éducation et de bonne manière, et, oui, peut-être était-elle un brin malpolie mais il lui fallait ce petit moment de sérénité solitaire pour apprécier réellement ce genre de fêtes, qu'elle en soit l'organisatrice ou non. Cinq minutes de répit, de silence.

Cinq minutes qu'elle n'aurait pas, finalement.

Elle avait à peine allumé sa cigarette, la première depuis un moment, lorsque la porte s'ouvrit derrière elle. Vaguement irritée, Gabrielle se retourna, prête à sermonner l'invité·e qui osait s'en aller si tôt, mais tout reproche mourut sur ses lèvres lorsqu'elle croisa le regard de Maggie. « Oh, c'est toi » Oh, c'est toi, seriously? Oui, non, elle était définitivement malpolie. Quelle idiote. En guise d'excuses, elle leva le paquet de cigarettes qu'elle avait toujours à la main. « Ne me dis pas que tu as arrêté » glissa-t-elle, haussant un sourcil. Ça pouvait être le cas. Ça pouvait être le cas et elle n'en aurait eu aucune idée. Elles avaient les mêmes ami·e·s, oui, elles se fréquentaient depuis près de quinze ans mais elles n'entretenaient pas vraiment de relation pour autant, pour une foule de raisons qui, en temps normal, semblaient tout à fait valables. En temps normal, oui. Plus vraiment après quelques verres de vin.

_________________
stick like toffee, sip like coffee, wake up, change your mind and drop me. love to hate me, crazy, shady, spit me out like hot wasabi. lick me up, i'm sweet and salty, mix it up and down my body. love to hate me, praise me, shame me, either way you talk about me.
Revenir en haut Aller en bas
Maggie Brown


http://alltoowell.forumactif.com/t169-maggie-wildflower#261

messages : 146
points : 152
multinicks : nope
avatar : Jamie Chung
crédits : Shiya (av)

occupation : Nurse at the Saint Bartholomew's Hospital
mood : melancholic
lives in : Camden
relationship status : single, sexfriends are the best


→ CONNECT WITH ME
disponibilités de rp: ●●● with Gaby, Amara and Alejandra
préférences de rp: fr/en
aperçu de ma vie sociale:
MessageSujet: Re: (2018/09/29) I don't wanna miss you, like the other girls do (w/ Maggie)   Dim 14 Oct - 13:58

La mélancolie qui habite habituellement Maggie a disparu, l’alcool étant très probablement à l’origine de ces quelques heures de répit. Elle n’est pas vraiment consciente du phénomène, mais se laisse néanmoins portée par tant de légèreté - son verre de vin aussi, principal investigateur de ce sentiment d'allégresse. La magie du liquide doré n’est plus à prouver, et ce soir encore, il est bien décidé à faire des miracles. Cette sensation est bien connue même si Maggie n’en pas pas toujours conscience, lorsqu’elle est atteinte : elle a assez bu pour que le plomb qui occupe généralement son estomac se soit transformé en un kilo de plumes sur lequel il suffit de souffler pour le dissiper. Elle écoute moins, elle parle plus - les mots lui semblent faciles, faire preuve de sincérité aussi. En même temps, elle n’en est pas non plus à ce verre de trop, celui qui fait généralement basculer la soirée à vomir dans les toilettes, en réfléchissant au sens de la vie, mais aussi pourquoi l’alcool avait décidé de rentrer dans cette dernière.

Son verre lui indique le signal d’alarme : il doit s’accompagner d’une cigarette. Ce n’est pas la première fois de la soirée qu’elle s’éclipse pour assouvir son besoin à l’extérieur de la maison, car plus que jamais, elle a besoin d'assouvir cette envie en soirée, et en général, ne se raisonne pas. L’idée n’a eu aucun mal à poper dans son esprit en entendant la porte d’entrée claquer un peu plus loin. Ses pieds n’ont aucun mal à la tirer jusqu’à l’extérieur, elle connaît le chemin. Une silhouette lui tourne le dos, mais pas assez longtemps pour faire durer le suspens; et puis de toute façon, elle connaît assez la Gaby de face pour reconnaître la Gaby de dos. L’air humide lui chatouille les narines, instillant également de quoi rafraîchir ses idées un peu embrumées par la soirée. “The only one.” et elle est presque un peu ironique lorsqu’elle rétorque à la blonde, ce dont elle ne se permet pas en temps normal. Le filtre de ses pensées est baissé, elle va devoir dealer avec. “Si. Il y a trois ans. Puis il y a six mois.” Elle hausse les épaules. “Enfin comme toutes les autres fois. Mais là, mon verre me dit que ce n’est pas au programme ce soir.” Pour illustrer son propos, elle présente le coupable à Gaby en le surélevant légèrement, en profiter pour tirer une clope dans le paquet qu’elle lui tend. Elle l’allume maladroitement, la faute à ses mains prises. Pour une fois, elle ne se pose pas mille questions, se contente juste de rejoindre Grayson sur sa marche de fortune. Elle se demande depuis quand Gaby a rejoint le clan des fumeurs, cherche dans ses souvenirs car si elle a partagé un jour une pause cigarette, elles ne sont pas nombreuses. Mais cela sans doute parce qu’elle a tout fait pour l’éviter. Not tonight. “Jaya te cherche. Il me semble.” rajoute t-elle avec un petit temps de pause, tout en réfléchissant, car si l’information est juste, elle ne sait plus depuis combien de temps. “Profite en, car je peux t’assurer que généralement, c’est la meilleure clope de la soirée.”  Sujet qu’elle maîtrise sur le bout des doigts.

_________________
❝ Hearts Like Wildflowers ❞ I hope you are blessed with a heart like a wildflower. Strong enough to rise again after being trampled upon, tough enough to weather the worst of the summer storms, and able to grow and flourish even in the most broken places.
Revenir en haut Aller en bas
Gabrielle Grayson


Gabrielle Grayson
problem solver
http://alltoowell.forumactif.com/t125-gaby-time-to-break-up-with

messages : 231
points : 184
multinicks : grace, ashley, hannah et nick
avatar : taylor swift
crédits : av@dublín, gif@tomshiddleston, lyrics@little mix

occupation : journalist for refinery29 uk, blogger on the side, living the life (and writing about it for a book)
mood : what the fuck is wrong with people???
lives in : a two story house in clapham with jaya and jezabel
relationship status : single and ready to mingle, casually doing her thing on tinder and hooking up with friends


→ CONNECT WITH ME
disponibilités de rp: ●●●○○ (the book bash, maggie, jaya/amara, you?)
préférences de rp: fr/en
aperçu de ma vie sociale:
MessageSujet: Re: (2018/09/29) I don't wanna miss you, like the other girls do (w/ Maggie)   Mar 30 Oct - 14:43

C'était presque étrange, que Maggie soit là. Étrange et pas tout à fait désagréable ─ but still weird. L'effet de groupe, probablement. À la réflexion, elles s'étaient un peu plus croisées ces derniers mois. L'effet Noah, probablement. Gabrielle baissa les yeux, un sourire triste flottant sur ses lèvres. Qu'il était stupide de se dire qu'il avait fallu que l'un d'entre eux meurt pour ramener un semblant d'unité au sein de leur bande ─ pour leur faire prendre conscience qu'iels devaient faire attention les un·e·s aux autres. Well, d'une certaine manière, Maggie avait toujours été quelque part sur son radar, même en vivant à l'autre bout du monde, et Gaby n'était pas sûre de savoir pourquoi. L'habitude peut-être, une manie d'adolescente encore peu sûre d'elle, à peine consciente de son environnement, focalisée sur certains détails, certaines ressemblances. Elle n'en était pas spécialement fière aujourd'hui mais elle avait conscience que l'intérêt qu'elle avait porté à Maggie presque quinze ans plus tôt reposait uniquement sur le fait qu'elles avaient plus ou moins les mêmes goûts. C'était facile, Maggie était mignonne, Maggie faisait partie de la bande. De l'eau avait coulé sous les ponts depuis mais par certains aspects, les choses n'étaient pas si différentes. Et, d'accord, elle avait certainement un peu trop bu, whatever. Maggie ─ c'était doux, comme prénom, non ? et facile à répéter, Maggie, Maggie, Maggie ─ n'avait pas l'air bien sobre non plus de toute manière. « Cheers » ricana Gabrielle en levant son propre verre. Elle s'autorisa une nouvelle gorgée, lentement, bien décidée à faire durer son verre. Le finir offrait un prétexte pour rebrousser chemin et retourner se mêler à la soirée et aux rires et aux autres, et elle n'en avait pas spécialement envie, pas tout de suite. Elle se contenta de regarder Maggie s'installer en silence, le regard plus vif que son alcoolémie  n'aurait laissé présager. « Jaya peut survivre cinq minutes sans moi, répliqua-t-elle en haussant un sourcil, vaguement moqueuse, cela dit, l'inverse n'est pas forcément vrai. Évidemment, si tu répètes ça à qui que ce soit, je nierai tout en bloc » ajouta-t-elle avec un grand sourire innocent. Elle l'observa un instant, sans doute une seconde ou deux de trop, avant de se tourner face à la rue paisible, plus troublée qu'elle n'était prête à l'admettre. « Je sais, oui, soupira-t-elle avec un bref regard pour ladite cigarette qui se consummait toute seule, loin de sa bouche et de ses poumons. Ça faisait partie de la longue liste de choses que je m'étais promis d'arrêter après Noah et comme d'habitude, j'ai lamentablement échoué » Un bref éclat de rire la secoua, mélange de ricanement et de sanglot, et tira une bouffée amère, plus âpre qu'elle ne l'avait imaginé. « Désolée, je crois que ma pause cigarette a décidé de coïncider avec ma pause déprime et désespoir, reprit-elle, un peu plus enjouée, se risquant même à glisser un bref regard à Maggie. C'est juste, je sais pas, c'était pas sensé se passer comme ça tu sais ? J'ai jamais été très organisée, j'ai jamais eu de marche à suivre pour le restant de mes jours, mais je me suis toujours dit qu'arrivée à trente ans, je sais pas, j'aurais réussi, tu sais ? Que j'aurais finalement compris ce que je veux faire de ma vie, que j'aurais trouvé la nana de mes rêves ou en tout cas, quelqu'un qui s'en approche, qu'on aurait trois chats et autant de mômes. C'est stupide, vraiment » Naïf, surtout. « Et encore une fois, je monopolise la conversation. Désolée, je suis encore plus égocentrique quand j'ai bu, j'ai oublié de te prévenir » Ou comment s'en sortir sur une pirouette, comme toujours. Elle se redressa, se tourna à nouveau vers Maggie avec ce qui se voulait être un sourire sincère. « Je sais qu'on est pas, tu sais, spécialement proches toutes les deux mais j'ai réalisé que je savais même pas ce que tu deviens. Tu, tu as décidé de rester ? Ici, je veux dire. À Londres, pas chez moi évidemment. Même si tu peux venir quand tu veux, bien sûr, c'est pas, pas ce que je voulais dire » Oui, non, ce verre était assurément le verre de trop.

_________________
stick like toffee, sip like coffee, wake up, change your mind and drop me. love to hate me, crazy, shady, spit me out like hot wasabi. lick me up, i'm sweet and salty, mix it up and down my body. love to hate me, praise me, shame me, either way you talk about me.
Revenir en haut Aller en bas
Maggie Brown


http://alltoowell.forumactif.com/t169-maggie-wildflower#261

messages : 146
points : 152
multinicks : nope
avatar : Jamie Chung
crédits : Shiya (av)

occupation : Nurse at the Saint Bartholomew's Hospital
mood : melancholic
lives in : Camden
relationship status : single, sexfriends are the best


→ CONNECT WITH ME
disponibilités de rp: ●●● with Gaby, Amara and Alejandra
préférences de rp: fr/en
aperçu de ma vie sociale:
MessageSujet: Re: (2018/09/29) I don't wanna miss you, like the other girls do (w/ Maggie)   Dim 11 Nov - 14:24

Maggie aime bien la pluie - mais surtout lorsqu’elle est bien au chaud, sous un plaid du canapé de son salon cocooning. Bonus, si c’est devant un bon film, avec le parfait cliché de la tasse de thé ou de chocolat chaud à la main. Le vivre est toujours chaleureux, y penser est réconfortant. Se surprendre à y rêver a quelque chose de risible, puisqu’elle se trouve dans une situation opposée, dans une soirée pleine d’amis, où l’alcool coule à flots, et où elle a même le luxe d’avoir un bon verre à la main. C’est finalement ce qui reflète assez bien Maggie : ne pas être fichue de vivre l’instant présent, mais songer à d’autres dans lesquels elle s’imagine mieux. Les gouttes d’eau viennent picoter sa peau laissée à l’air libre, mais elle choisit de ne pas retourner à l’intérieur. Gabrielle peut mal l’interpréter et se sentir vexée, ce qui est loin d’être l’enjeu.

Ce qu’elle regrette malgré tout un peu, lorsque le prénom de Noah est prononcé, et qu’il sonne désormais comme un douloureux poids sur sa poitrine à chaque fois qu’elle l’entend. Gaby n’a décidément pas de chance, parce que si le moment s’est suspendu de façon bizarre, elle est persuadée de n’importe lequel de leurs amis auraient su réagir, ou à défaut, aurait pris la blonde par les épaules. L’infirmière s’est figée, sentant bien le glas qui s’est dessiné autour de leur tête. Le temps qu’elle ne décide quoi faire, Gabrielle ne lui en a apparemment pas tenu rigueur, et a trouvé la solution toute seule, emportée dans son monologue, mais que Maggie, sans s’en rendre forcément compte, écoute d’une oreille attentive. Sans aucun doute parce que ses paroles lui font échos. Les crises existentielles, l’âme torturée, ça elle connait bien, puisqu’elle se fait souvent étrangler par cette tornade. A contrario, elle se sent tout à coup étrangement sereine : là où son amie est en proie au doute, elle sait où elle met les pieds. Ironique. “L’inconscient collectif, c’est quelque chose. ” Cette entrée en la matière pouvait paraître un peu étrange. Elle croit bon de préciser. “Enfin, tu vois quoi, entre ce qu’on voit à la télé, ce qu’on lit dans les livres et les magazines, et même au sein de sa famille. On a beau se dire que c’est du bullshit, quelque part la preuve, ça doit jouer quand même.” Elle se veut rassurante et compréhensive, mais elle ne sait pas si c’est cet impact là qui vat se répercuter sur Gaby. "C’est con hein, mais on pense toujours à ce qu’on aura jamais. Enfin moi en tout cas.” Elle ne pose pas souvent de mots là dessus, mais ils semblent faciles à prononcer ce soir. “Genre grandir dans une famille où tu sais d’où tu viens, ça élimine déjà pas mal de questions.” Ca ne l’a jamais quitté évidemment. Elle a juste appris à ne plus en parler constamment, comme avant. Puisqu’aujourd’hui est différent sous bien des points, c’est l’exception.

La brune se sent piquée au vif lorsque Gabrielle révèle une vérité, pourtant plusqu’honnête. Elles ne se connaissent pas vraiment, non. Quelque part, elle souhaite que ce soit différent, et de l’autre, cela lui semble impossible. “Oui, j’ai trouvé une place à l'hôpital, je me suis dit que ça pouvait être bien. J’ai envie d’être à Londres.” Pour se raccrocher aux autres. A Noah, qui n’est plus. Encore des sentiments contradictoires. “C’est bizarre, parce que parfois, j’ai l’impression d’être encore là où j’ai été.” Elle hausse les épaules, son verre de vin l’aide. “Je ne suis pas la meilleure de groupe quand on cherche du réconfort.” plaisante t-elle, parce que le pire, c’est qu’elle en a conscience.

_________________
❝ Hearts Like Wildflowers ❞ I hope you are blessed with a heart like a wildflower. Strong enough to rise again after being trampled upon, tough enough to weather the worst of the summer storms, and able to grow and flourish even in the most broken places.
Revenir en haut Aller en bas
Gabrielle Grayson


Gabrielle Grayson
problem solver
http://alltoowell.forumactif.com/t125-gaby-time-to-break-up-with

messages : 231
points : 184
multinicks : grace, ashley, hannah et nick
avatar : taylor swift
crédits : av@dublín, gif@tomshiddleston, lyrics@little mix

occupation : journalist for refinery29 uk, blogger on the side, living the life (and writing about it for a book)
mood : what the fuck is wrong with people???
lives in : a two story house in clapham with jaya and jezabel
relationship status : single and ready to mingle, casually doing her thing on tinder and hooking up with friends


→ CONNECT WITH ME
disponibilités de rp: ●●●○○ (the book bash, maggie, jaya/amara, you?)
préférences de rp: fr/en
aperçu de ma vie sociale:
MessageSujet: Re: (2018/09/29) I don't wanna miss you, like the other girls do (w/ Maggie)   Jeu 15 Nov - 23:44

Elle était prête à parier que her sixteen years old self aurait vendu père et mère ─ ou juste Lizzie ─ pour se retrouver à sa place. Probablement parce que Gabrielle, à seize ans, avait imaginé plus d'une fois ce qui se passerait si elle parvenait à passer un moment seule à seule avec Maggie. Et Gabrielle, à seize ans, malgré une certaine propension à parler fort et à s'adapter à toute situation, préférait se perdre dans ses fantasmes romantiques plutôt que de prendre le risque d'être rejetée. C'était peut-être pour ça, finalement, qu'elle n'avait jamais vraiment partagé la moindre connexion avec Maggie. Ou peut-être qu'elle réfléchissait un peu trop, ou, encore, qu'elle avait un peu trop bu. Très certainement la dernière option, en fait. Elle acquiesça dans un nuage de fumée ─ en accord avec elle-même ou avec Maggie, elle n'aurait su le dire, certainement un peu des deux. « Et qu'est-ce que tu n'auras jamais, Margaret ? » reprit-elle, d'un ton un peu trop avenant pour être réellement innocent. Et, oh, shit, was she flirting? Definitely flirting. Shit, shit, shit. Il fallait qu'elle arrête le vin. Vraiment. « Maggie, c'est bien le diminutif de Margaret, right? Ou est-ce que c'est juste Maggie ? Tu sais quoi, je crois que je me suis toujours posée la question mais je crois pas avoir déjà demandé » Noyer le poisson, oui, oui, excellente idée. Good save, good job Gabrielle. Ou peut-être pas, finalement. Elle baissa les yeux sur son verre, se sentant parfaitement idiote devant l'évidence. Évidemment qu'il était question de sa famille. Ou de ses parents biologiques, plutôt. Quelle gourde privilégiée elle faisait, franchement. « Désolée, c'était vraiment stupide de demander, bredouilla-t-elle, le nez dans son verre ─ arrêter de boire ? qui ? elle ? quoi ? don't know her. Je doute que ça te remonte le moral mais savoir d'où tu viens n'empêche pas de te perdre toi-même » ajouta-t-elle avec un bref regard pour la porte derrière laquelle la majeure partie de sa famille était certainement en train de rire et danser. Well, that was depressing. That and Noah and everything else. Shit, c'était sensé être une fête, pas le rendez-vous des désespéré·e·s.

Elle resserra son châle autour de ses épaules après avoir soigneusement son mégot contre les marches humides. Quelle soirée étrange. Mais elles l'étaient toutes, depuis un an. La disparition de Noah les avait rapproché·e·s, d'une certaine manière, mais son absence était toujours aussi remarquable ─ et remarquée. « C'est bien. Que tu sois rentrée » précisa-t-elle, poussant doucement Maggie de l'épaule avec un sourire, comme si elles étaient vraiment de vieilles amies et non pas de vagues connaissances gravitant dans le même cercle. Comme s'il y avait dans cette pause hors de la maison et de ses rires une quelconque complicité. « Et ça nous fait un point commun, parce que très franchement, je suis plus douée pour inspirer de profondes envies de fuir aux autres que pour les rassurer. C'est peut-être pour ça que je suis toute seule finalement » Elle s'autorisa un ricanement moqueur, plus mordant que morose, puis se tourna à nouveau vers la rue vide, si calme, feignant l'indifférence. Une technique qu'elle avait, depuis le temps, perfectionné et presque hissé au rang d'art à part entière. « Tu vois quelqu'un en ce moment ? » Tout à fait innocente, la question, évidemment. « Il y a eu une fille, y'a quelques années ? Elle avait l'air un peu cinglé pour être tout à fait honnête mais elle était mignonne, Charity ou quelque chose du genre ? Désolée, j'ai oublié son nom » Non, pas tout à fait, mais un petit mensonge n'avait jamais fait de mal à qui que ce soit, surtout pas si il lui permettait de ne pas perdre la face.

_________________
stick like toffee, sip like coffee, wake up, change your mind and drop me. love to hate me, crazy, shady, spit me out like hot wasabi. lick me up, i'm sweet and salty, mix it up and down my body. love to hate me, praise me, shame me, either way you talk about me.
Revenir en haut Aller en bas
Maggie Brown


http://alltoowell.forumactif.com/t169-maggie-wildflower#261

messages : 146
points : 152
multinicks : nope
avatar : Jamie Chung
crédits : Shiya (av)

occupation : Nurse at the Saint Bartholomew's Hospital
mood : melancholic
lives in : Camden
relationship status : single, sexfriends are the best


→ CONNECT WITH ME
disponibilités de rp: ●●● with Gaby, Amara and Alejandra
préférences de rp: fr/en
aperçu de ma vie sociale:
MessageSujet: Re: (2018/09/29) I don't wanna miss you, like the other girls do (w/ Maggie)   Dim 25 Nov - 18:41

Elles sont coupées du monde : il y a celui qui se passe de l’autre côté de la porte, bien au chaud, où l’alcool dicte à présent la conduite des invités et alimentent leurs rires gras, synonyme de décontraction. Puis il y a celui-ci aussi fragile que figé dans le temps. Lorsqu’elle entend son prénom, prononcé en entier, Maggie frissonne. Cette consonance lui paraît toujours étrange, si prononcé dans la bouche de certaines personnes, et Gaby fait partie de ces gens là. Si bien que lorsqu’elle lui pose la question, elle ne se reconnaît pas, comme si la blonde s’adresse en réalité à quelqu’un d’autre. Sa mère l’a pourtant toujours appelé Margaret, elle ne devrait pas se sentir aussi étrangère face à cette appellation. “C’est ça. Mes parents ont voulu faciliter mon intégration avec ce prénom. Pour que ce soit plus simple.” Cette conversation devient bizarre, ou en tout cas plus qu’elle ne l’est déjà. Ce genre d’explications ne vient généralement pas quand on se connaît depuis des années, pour la bonne raison qu’elles sont annoncées bien avant. Well, quand on est des amis de longue date. Maggie hausse les épaules. Elle n’a toujours pas répondu à la véritable question. “Enfin, tu vois quoi.” Elle sait que ces quelques mots ne vont pas suffirent. Elle ne veut pas s’embourber là dedans, mais elle est aussi celle qui a tendu la perche à Gabrielle. Elle fait tourner ce qui lui reste de vin dans le fond de sa coupe, plongeant son regard dedans. “Tu sais, c’est un peu A+B = C. Pourquoi la pluie, pourquoi le beau temps. J’aimerais juste des réponses simples.” Les mots franchissent facilement la barrière de sa bouche, mais cela ne lui semble pas plus clair pour autant, à mesure qu’elle les entend. D’ailleurs ce n’est pas le genre de conversation profonde qu’on est censé avoir lors du fête. Une fois de plus, elle a le don de plomber l’ambiance. “Pourquoi mes autres parents m’ont laissé tombé, où est-ce qu’ils font, ce qu’ils font. Des choses comme ça. Est-ce que j’ai des frères et soeurs. Tout ça, je pense que je ne le saurais jamais.” Elle se confie rarement sur le sujet, aussi en parler à Gaby, c’est étonnant. Et puis, il y a juste des moments où inconsciemment, Maggie voudrait que les gens se rendent compte à quel point elle souffre. C’est un de ces moments là. Que la blonde soit l’un de ces témoins privilégiés ne la laisse pas indifférente. mais ça, c’est juste avant qu’elle ne se sente mal à l’aise face à ce nouveau regard qu’elle pourrait porter sur elle. Maintenant, elle regrette.

“Tu as l’air pourtant en bonne voie pour retrouver ta route, non?“ avec cette question, elle espère ne pas commettre d’impair. Gabrielle est en train de publier son livre, c’est plutôt le chemin de la réussite, non ? La jeune femme se doute qu’il lui manque des éléments, des pièces à assembler, et elle vient probablement de mettre les pieds dans le plat. Elle ne s’y attarde pas trop cependant; le contact avec Gaby la fait frissonner, mais elle veut se convaincre que c’est simplement parce qu’elle a froid. Tout à coup, ces mots résonnent dans l’air humide de la nuit, elle s’y raccroche, comme une bouée en pleine mer. Il a toujours été évident pour elle que Gaby la déteste, ou en tout cas fait de son mieux pour la supporter. Si elle est là ce soir, ce n’est sûrement pas le cas. Elle réalise même que cette pensée est idiote, est-ce que la remarque est vraie dans l’autre sens ? Elle a bien pu l’agacer part moments, comme le font les amis. Peut être un peu plus que d’autres, sûrement aussi, parce qu’en proie aux mêmes questionnements, elles n’ont pas géré les événements de la même façon. De l’eau a coulé sous les ponts depuis. “Je serais là aux autres soirée. Et aux suivantes. Dommage, hein ?” Elle ne peut s’empêcher de se dévaloriser, comme pour avoir la confirmation qu’au contraire, elle est la bienvenue. Elle a sans arrêt besoin d’une invitation, pour se sentir à sa place. “C’est vrai que tu m’as déjà fait fuir” rit-elle de bon coeur elle aussi, mais ça, elle ne devrait pas vraiment le dire, mais trop tard, c’est sorti. “Moi par exemple, les gens trop charismatique, je ne sais pas vraiment comment les gérer. Désolée, c’est pas pour te mettre mal à l’aise.” Bien joué. Vraiment. “Mon dieu, j’espère que tu auras oublié tout ça demain !” Maggie pose sa tête dans son front, ferme les yeux quelques instants, avant de les tourner vers son interlocutrice. “Ne prend pas pour argent comptant tout ce que je raconte, tout le monde sait que je suis bizarre”. Ses justifications ne vont pas arranger ses affaires, mais bon. Elle essaye.

Son coeur se met à battre un peu plus vite encore. Est-ce que c’est à cause de Gabrielle, ou plutôt à cause de ce qu’elle lui demande. “C’est Chelsea.” répond t-elle sans doute trop vite pour que cela paraisse naturel. “Ca s’est fini en drama, un peu comme tout le reste de notre relation d’ailleurs. C’est compliqué d’aimer quelqu’un et de ne pas avoir les mêmes envies. Je sais pas comment on a pu être ensemble aussi longtemps du coup. Elle était tout le temps en train de piquer des crises.” Elle ne veut pas s’appesantir, et montrer à quel point cette relation la touche, même longtemps plus tard. “Du coup c’est des gens par ci par là, et c’est tout aussi bien.” Elle ne sait pas vraiment elle s’attend en lançant cette dernière information, mais tout à coup, elle scrute avec plus d’attention le regard de Gabrielle.

_________________
❝ Hearts Like Wildflowers ❞ I hope you are blessed with a heart like a wildflower. Strong enough to rise again after being trampled upon, tough enough to weather the worst of the summer storms, and able to grow and flourish even in the most broken places.
Revenir en haut Aller en bas
Gabrielle Grayson


Gabrielle Grayson
problem solver
http://alltoowell.forumactif.com/t125-gaby-time-to-break-up-with

messages : 231
points : 184
multinicks : grace, ashley, hannah et nick
avatar : taylor swift
crédits : av@dublín, gif@tomshiddleston, lyrics@little mix

occupation : journalist for refinery29 uk, blogger on the side, living the life (and writing about it for a book)
mood : what the fuck is wrong with people???
lives in : a two story house in clapham with jaya and jezabel
relationship status : single and ready to mingle, casually doing her thing on tinder and hooking up with friends


→ CONNECT WITH ME
disponibilités de rp: ●●●○○ (the book bash, maggie, jaya/amara, you?)
préférences de rp: fr/en
aperçu de ma vie sociale:
MessageSujet: Re: (2018/09/29) I don't wanna miss you, like the other girls do (w/ Maggie)   Dim 13 Jan - 22:50

Elle hocha la tête, sans répondre. Si ses parents avaient tenu à faire comprendre très tôt à leurs enfants qu'ils jouissaient d'un certain nombre de privilèges, ce n'était que bien plus tard, au crépuscule de son adolescence, que Gabrielle avait saisi toute l'ampleur de la question. Elle n'avait jamais eu le moindre problème pour s'intégrer, où que ce soit, n'avait jamais eu besoin de se battre pour obtenir de la visibilité. Oui, évidemment, il y avait eu les petits boulots difficiles, les entretiens peu concluants et les éditeurs qui n'avaient que faire du manuscrit d'une féministe queer et amère mais elle ne pouvait guère prétendre que ça avait le moindre rapport avec son nom ou ses origines. Son genre, certainement un peu, mais Gabrielle était une privilégiée et elle en avait bien trop conscience pour faire le moindre commentaire sur les décisions d'éducation des parents adoptifs de Maggie. Quant à ses parents biologiques, well. En théorie, elle avait beau savoir qu'une foule d'excellentes raisons pouvaient pousser une femme, ou même un couple, à se détourner de son enfant, en pratique, il était un peu plus compliqué de compatir, surtout face à pareil désarroi. Peut-être était-ce le vin ou cet étrange désir de voir quiconque l'entourait rayonner du même bonheur que le sien, mais Gabrielle eut l'impression de sentir son cœur se briser un peu face à l'honnêteté de son ancienne camarade de classe. « Ça ne vaut pas grand-chose mais je suis vraiment désolée que tu aies à vivre ça » murmura-t-elle la gorge nouée. Tout ça était un peu trop profond et sérieux pour la situation. Et c'était propablement de sa faute. Est-ce que c'était de sa faute ? Elle n'en était pas tout à fait sûre mais elle était quasiment certaine d'apprécier cet instant incongru d'étrange franchise.

« En bonne voie ? » Elle haussa un sourcil avant de rire, l'éclat se répercutant sur les façades silencieuses. « Je suis meilleure comédienne que je le croyais. Peut-être que j'aurais dû faire du cinéma finalement » La plaisanterie quitta ses lèvres avant qu'elle ne comprenne ce qu'elle en train de dire et Gabrielle baissa les yeux, irritée par sa propre maladresse. Pourquoi avoir des ennemis quand on réussissait si bien à ruiner sa propre vie, hein ? Et, ok, d'accord, peut-être était-ce un peu trop dramatique. Toute son existence ne se jouait pas sur son humeur du jour ni sur une stupide vanne de son propre cru à propos de l'une de ses ex but still. Elle baissa les yeux, un sourire se jouant nerveusement au coin de ses lèvres. Fake it til you make it and all that bloody jazz. Elle connaissait la chanson, oui, mais elle avait parfois du mal à exécuter parfaitement la partition. Il y avait toujours ces petits moments d'égarement, de fragile lucidité, ces souvenirs-éclairs qui réduisaient ses efforts à néant et lui rappelaient où elle était. Coincée. Loin, si loin de ses rêves de môme. Assise sur son peron à côté d'une fille qu'elle connaissait à peine et, pourtant, qu'elle connaissait depuis si longtemps, à tenter de donner le change comme elle le faisait avec de parfait·e·s inconnu·e·s, comme elle le faisait avec ses proches aussi. Et Maggie, bless her heart, lui offrait la parfaite distraction, sans s'en rendre compte. Soudain indignée, faussement à plus d'un titre, Gabrielle se redressa. « Comment ça, dommage ? Tu n'imagines quand même pas qu'on t'inviterait par courtoisie ? » Elle secoua la tête, ravie de ne pas avoir à s'attarder plus longtemps sur ses propres problèmes. « On a dépassé l'âge pour ce genre de conneries » Avait-elle jamais eu l'âge d'être polie et aimable ? Sans doute pas, non. « Je t'ai déjà fait fuir ? Je t'ai déjà fait fuir ? Oh, shut up » What? Quand, où, comment et, surtout, pourquoi ? Elle n'osa pas demander, un peu trop captivée par le rire de Maggie et ces soudaines révélations. C'est vrai que tu m'as déjà fait fuir. When the fuck did that happen? Elle avait beau avoir traversé l'adolescence sobre dans l'ensemble, ses souvenirs de cette époque étaient aujourd'hui plus flous que Gaby ne voulait bien l'admettre, et elle n'avait absolument aucune idée de ce que Maggie pouvait bien vouloir dire par ça. « Je tiens plutôt bien l'alcool, donc je ne compterais pas trop là-dessus à ta place, reprit-elle, souriant franchement cette fois. Et tout le monde est un peu bizarre. La plupart des gens sont juste trop lâches ou complexés pour le reconnaître » Ah, société chérie et ce formidable concept des normes, un vrai plaisir à déconstruire.

Chelsea. Right. Gaby tâcha de rester tranquille en apprenant qu'elle ne faisait plus partie du paysage. Pas que la nouvelle était sensée la réjouir mais c'était le cas. Gabrielle était suffisamment ivre pour se l'admettre mais bien trop consciente des potentielles conséquences pour le reconnaître à haute voix ou laisser son attitude la trahir. « Donc rien de sérieux » conclut-elle d'un ton qui ne ressemblait pas franchement à une question. Mais savoir que Maggie était plus ou moins célibataire ne signifiait pas pour autant qu'elle avait envie de la voir envahir son espace personnel. Pourtant, Gaby se pencha un peu, grisée par le vin, les compliments et sa propre solitude. « Si tu as envie de fuir, c'est le moment, parce que là tout de suite, j'ai très envie de t'embrasser » Elle aurait certainement fait un malheur en président de fraternité d'une université américaine. Du moins, celles qu'on voyait sur petits et grands écrans. « Tu peux rentrer, par cette porte, ajouta-t-elle en désignant sa porte d'entrée d'un bref signe de sa main libre, et promis, juré, craché, demain j'aurai tout oublié. Et je peux cracher, on est à l'extérieur » Thanks, Captain Obvious. Cela dit, être à l'intérieur n'aurait sans doute pas contrarié ses plans, du moment que Jaya était loin, loin, loin. « Ou tu peux rester là et on fait peur à mes sales homophobes de voisins et je préfère te prévenir, j'ai absolument aucune limite quand il s'agit de défendre ma communauté » Quelle poésie. Dire qu'elle gagnait sa vie en écrivant, damn. « Je déconne, mes voisins sont pas homophobes pour un sou, ils sont à l'intérieur, donc... » Donc tais-toi, bon sang.

_________________
stick like toffee, sip like coffee, wake up, change your mind and drop me. love to hate me, crazy, shady, spit me out like hot wasabi. lick me up, i'm sweet and salty, mix it up and down my body. love to hate me, praise me, shame me, either way you talk about me.
Revenir en haut Aller en bas
Maggie Brown


http://alltoowell.forumactif.com/t169-maggie-wildflower#261

messages : 146
points : 152
multinicks : nope
avatar : Jamie Chung
crédits : Shiya (av)

occupation : Nurse at the Saint Bartholomew's Hospital
mood : melancholic
lives in : Camden
relationship status : single, sexfriends are the best


→ CONNECT WITH ME
disponibilités de rp: ●●● with Gaby, Amara and Alejandra
préférences de rp: fr/en
aperçu de ma vie sociale:
MessageSujet: Re: (2018/09/29) I don't wanna miss you, like the other girls do (w/ Maggie)   Dim 24 Fév - 17:03

Pourquoi ? Pourquoi faut-il qu’elle soit suffisamment aviné pour se sentir vivante ? Maggie en a encore assez conscience pour se poser la question, même si d’ici quelques secondes, ses pensées vont être balayées par la suite de sa conversation avec Gabrielle. Tout lui semble si simple, tout à coup. Parler, agir. Ces mêmes choses qui lui empoisonnent l’existence le reste du temps. Il ne faut pas que réfléchir à haute voix plombe l’ambiance, la jeune femme veut tout faire pour rattraper le ballon d’hélium qui s’envolent dans la nuit. Elle s’y raccroche, espère être assez légère pour lui, afin qu’il l’entraîne. “Ce soir ou demain, ça ne changera plus grand chose.” se rattrape t-elle. Elle voudrait poursuivre, mais ne voit soudain plus grand chose à ajouter.

Gaby prend au pied de la lettre ce qu’elle veut faire passer pour une plaisanterie, et si cette dernière n’a pas tord, Maggie se dit qu’elle a manqué de jugeote avec ce sous entendu dont elle se serait bien passée habituellement. Ses amis la rassurent, ne lui ont jamais laissé le sentiment d’être de trop, c’est même cette famille qu’elle n’a jamais eu. Elle sait de quoi elle parle. Les liens du sang, ça n’a rien à voir avec tout ça. Elle a longtemps cherché un sens à sa place parmi eux, ce syndrome de l’imposteur, dont elle n’arrive pas à se séparer de l’imperméable. Par résignation, un peu pour se voiler la face aussi, elle a trouvé la solution en enterrant ce genre d’émotions sous le tapis. Tant qu’elle n’en fait part à personne, ces émotions n’existent pas. Ca vient de changer ce soir. Elle bascule la tête vers l’arrière. “Evidemment non. Ce n’est pas ce que font les amis. Pourquoi est-ce qu’on parle de ça déjà ?” Elle se concentre quelques instants pour reprendre le fil de la conversation, puis percute. “Oui. Non. Peut-être ? Tu prends tellement de place Gaby.” Elle le lâche tout à coup, naturellement. “Ce n’est pas un reproche.” C’est le genre de mot qui sonne tout comme, alors qu’à ses yeux, c’est une constatation. “Je veux dire que j’en suis incapable, on ne brille pas dans l’ombre de quelqu’un d’autre. Ce n’est pas de ta faute hein. C’est comme ça. on est comme ça.” Elle a dû en vouloir à son amie, même si ce n’est pas le cas à l’instant T. C’est différent quand on est en proie à ses propres démons, dans la cours de récré. Elle se dit que ce n’est pas à Gaby de changer, quand parfois cette irritation, c’était parce qu’elle était incapable d’adopter la même conduite.

Ok, il y a deux options : la première, son amie se vexe et conclut brutalement cette parenthèse du temps. la seconde… elle lui parle de Chelsea. Maggie n’a absolument pas envie de parler de cette nana, ce qui tombe plutôt bien car ce qui s’apparente à une pente glissante… en est une, mais pas du tout de la façon dont elle l’a imaginé. Les éclats dorés des cheveux de Gaby qui s’est rapproché d’elle lui font frissonner les épaules, et la décharge électrique vient fourmiller jusqu'au bout de ses doigts. Elle l’entend parler, mais elle n’a retenu un mot, parce que tout à coup il s’est imprimé dans son coeur. Ses lèvres se transforment en un sourire une fraction de seconde, elle ferme les yeux pour laisser sa bouche parcourir le reste de centimètres restant jusqu’à celles de Gaby. Le temps lui paraît par ailleurs métamorphosé, alors que sans s’en rendre compte, elle pose une main sur sa cuisse et derrière sa nuque blonde, pour ne pas qu’elle s’échappe, pas trop vite. Lorsqu’elle s’éloigne enfin, Maggie à la tête qui tourne. Est-ce à cause de son verre qu’elle a abandonné tout à l’heure. “Tu as tout le loisir d’oublier maintenant”. Un éclat de rire s’échappe, ultime protection, si Gabrielle vient à changer d’avis. Le silence la gagne, plus que jamais, il lui paraît urgent de devoir le rompre. “Tu vois, je ne pensais pas que ça arriverait.” Ce qui ne veut pas pour autant dire qu’elle ne l’a pas espéré.

_________________
❝ Hearts Like Wildflowers ❞ I hope you are blessed with a heart like a wildflower. Strong enough to rise again after being trampled upon, tough enough to weather the worst of the summer storms, and able to grow and flourish even in the most broken places.
Revenir en haut Aller en bas


Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: (2018/09/29) I don't wanna miss you, like the other girls do (w/ Maggie)   

Revenir en haut Aller en bas
 
(2018/09/29) I don't wanna miss you, like the other girls do (w/ Maggie)
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» I don't wanna miss a thing ♥ LILY JOLIE
» I don't wanna miss a thing. [LIBRE.]
» Anastagia Pierre Américaine d’origine haïtienne couronnée Miss Florida USA 2009
» Miss Malefoy
» ➺ IF I'M GONNA DIE, I WANNA STILL BE ME.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
ALL TOO WELL :: inner south :: lambeth :: clapham-
Sauter vers: